M. Hu se rendra jusqu'au 10 février successivement au Cameroun, au Liberia, au Soudan, en Zambie, en Namibie, en Afrique du Sud, au Mozambique et aux Seychelles.
La question du Darfour, région de l'ouest du Soudan en guerre civile depuis 2003, sera l'un des points dominants de cette tournée, au moment où la communauté internationale tente d'envoyer une force de l'ONU pour mettre fin au conflit qui, selon les Nations unies, a fait 200.000 victimes et deux millions de déplacés, ce que contestent les autorités soudanaises.
Si des organisations de défense des droits de l'Homme critiquent sévèrement la présence croissante de la Chine au Soudan, où elle s'approvisionne en pétrole, certains misent sur Pékin pour convaincre Khartoum d'accepter une force de l'ONU qui prendrait la relève de la mission de l'Union africaine au Darfour, mal équipée et sous-financée.
Juste avant le départ du président Hu, le ministre chinois du Commerce a confirmé l'engagement pris en novembre lors du sommet sino-africain de Pékin d'annuler la dette de 33 pays du continent, sans donner de détail sur le montant. Le ministère a également confirmé que la Chine fournirait pour trois milliards de dollars de prêts préférentiels pour aider les pays africains à construire des infrastructures, à acheter machines et équipements électroniques et à édifier des usines.
Ancienne terre de conquête politique dans les années 60, l'Afrique est de plus en plus pour la Chine une formidable source d'approvisionnement en énergie, qu'il faut choyer. Selon les chiffres des Douanes chinoises, le commerce entre la Chine et l'Afrique a augmenté en 2006 de 40% en glissement annuel, atteignant 55,5 milliards de dollars.
Les exportations chinoises ont représenté 26,7 milliards de dollars, les importations 28,8 milliards. Cependant, les investissements directs chinois ont été seulement de 370 millions de dollars en 2006.
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