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Masculin
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Féminin
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Actif
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Passif
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Fort
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Faible
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Extérieur
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Intérieur
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Public
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Privé
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Sexuel
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Romantique Sentimental
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Etc …
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Etc …
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Le genre (le sexe social) est une construction sociale, ce formatage entre en concordance avec la structuration psychique individuelle. Celle-ci agit en partie de façon inconsciente. C’est au niveau intime que nous sommes devenu/es “ femme ” ou “ homme ”.
Les femmes ont tendance à se sous-estimer. Elles n’ont pas forcément confiance en elles. L’habitus social de la domination machiste fait que, dans la sphère publique, elles prennent souvent en main les tâches passives, ou peu valorisées, beaucoup font le secrétariat, par exemple.
III / Quelques méthodes utilisées pour inférioriser les femmes :
Ulrika Eklund, dans le cadre de son travail de formatrice, en relève quelques-unes :
§ Rendre l’autre invisible,
§ Rendre l’autre ridicule,
§ Faire de la rétention d’informations ,
§ Afficher une indifférence permanente,
§ Accabler l’autre de culpabilité et de honte.
Extrait du site COYOTE 2 Jeunesse-Formation-Europe, numéro 2 (Mai 2000)
http ://www.training-youth.net/coyote02/french/egalite.htm
Ecrit par Ulrika Eklund Bergsgatan Stockholm, Suède, ulrika.eklund@telia.com
Ou sur EgaliteFemmeHom.html
Le texte sur la “ langue macho ” recense ces méthodes , certains points sont identiques aux précédents :
§ Jouer au “ solutionneur ” de problèmes :
Être toujours celui qui donne la réponse ou la “ solution ” ”, avant que les autres n’aient eu quelque opportunité de contribuer à l’échange.
§ Monopoliser le crachoir :
Parler trop souvent, trop longtemps et trop fort.
§ Parler en “ majuscules ” :
Présenter ses opinions et ses solutions comme le point final sur tout sujet, attitude renforcée par le ton de la voix et l’attitude physique.
§ Attitude de combat :
Répondre à toute opinion contraire à la sienne, comme s’il s’agissait d’une attaque personnelle.
§ Couper les cheveux en quatre :
Soulever chaque imperfection des interventions des autres et une exception à chaque généralité énoncée.
§ Diriger la scène :
Prendre continuellement la responsabilité des tâches clés avant que les autres n’aient la chance de se porter volontaires.
§ Reformuler :
Reprendre en ses propres mots ce qu’une personne (le plus souvent une femme) vient de dire de façon parfaitement claire. Embarquer sur la conclusion d’une intervention pour la récupérer à ses propres fins (phénomène du “ recouvrement ”).
§ Chercher les feux de la rampe :
Se servir de toutes sortes de stratagèmes, de mises en scène, pour attirer un maximum d’attention sur soi, ses idées, etc.
§ Rabaisser :
Commencer ses phrases avec des effets du genre : “ auparavant je croyais cela, mais maintenant... ” ou “ comment peux-tu en venir à dire que... ”
§ Parler pour les autres :
Faire de ses opinions la voix d’une collectivité pour leur donner plus de poids : “ beaucoup d’entre nous pensons que... ”. Interpréter à ses fins ce que disent les autres : “ ce qu’elle veut dire, en fait, c’est que ... ”
§ Faire du “ forcing ” :
Imposer comme seuls valables la tâche et le contenu, en éloignant le groupe de l’éducation de chacun-e, ainsi que d’une attention au processus de travail collectif et à la forme des productions.
§ Déplacer la question :
Ramener le sujet de la discussion à quelque thème que l’on maîtrise, de façon à briller en donnant libre cours à ses dadas.
§ Négativisme :
Trouver quelque chose d’incorrect ou de problématique à tout sujet ou projet abordé.
§ N’écouter que soi :
Formuler mentalement une réponse dès les premières phrases de la personne qui parle, ne plus écouter à partir de ce moment et prendre la parole à la première occasion.
§ Intransigeance et dogmatisme :
Affirmer une position finale, sur un ton indiscutable, même à propos de sujets mineurs.
§ Jouer à la hiérarchie :
S’accrocher à des positions de pouvoir formelles et leur donner plus d’importance qu’il ne faut.
§ Éviter toute émotion :
Intellectualiser, blaguer ou opposer une résistance passive lorsque vient le temps d’échanger des sentiments personnels.
§ Condescendance et paternalisme :
Infantiliser les femmes et les nouveaux arrivants. phrase typique : “ maintenant, est-ce qu’une des femmes a quelque chose à ajouter ? ”
§ Draguer :
Traiter les femmes avec séduction, se servir de la sexualité pour les manipuler. humour ambigu, pro-féminisme de façade.
§ Jouer au coq :
Aller chercher l’attention et le soutien des femmes en entrant en compétition avec les hommes face à elles.
§ Tendance à l’instrumentalisation très développée :
Concentrer jalousement les informations clés du groupe entre ses mains pour son propre usage et profit.
L’origine de ce texte : “ La langue "macho" par "Overcoming Masculine Oppression in Mixed Groups" Paru en 1977 dans WIN Magazine ("Workshops in Nonviolence"), il est attribué à Bill Moyer et Alan Tuttle, des activistes pacifistes de Philadelphie. Il sera ensuite publié à plusieurs reprises, notamment dans le "Civil Disobedience Campaign Handbood" (NYC), et "Off Their Backs--understanding & fighting sexism : A call to men overcoming masculine oppression in mixed groups".
Sa version québécoise est l'oeuvre de Philippe Duhamel et de Martin Dufresne, du Collectif masculin contre le sexisme.
Texte trouvé sur la page : <http ://www.avarap06.org/article.php3?id_article=57>
Elle est présente sur <Languemacho.html>
IV / Les moyens que l’on peut mettre en œuvre dans toute la société :
Il est nécessaire de développer la notion de “ genre social ” pour le rendre visible et faire en sorte que ce concept devienne banal.
Nous pouvons donc essayer de rendre visibles les femmes, de mettre en lumière publiquement la domination des femmes.
Nous sommes capables de faire un travail afin pour rendre évident les implicites intériorisés de la domination machiste.
Féminiser les textes est une solution, que tout le monde peut mettre en œuvre. Il existe plusieurs façons de le faire. La langue est un enjeu important dans le fonctionnement de la domination masculine.
En employant le mot “ personne ” ou “ humain ” pour parler de tous les humains, nous ne parlons plus seulement des hommes. Nous devons voir l’importance symbolique liée à ces changements.
Nous pouvons amener les hommes à remarquer la banalité de leur domination dans leurs comportements, leurs attitudes et leurs mots.
Pour ne plus reproduire une des bases du pouvoir machiste, on peut diffuser l’information et toute l’information aux femmes.
Ne pas prendre la parole au nom des autres, en particulier des femmes, est une marque de respect, qui permet de ne plus occulter leur existence,
Etc …
V / Quelques éléments pour notre militance.
Le problème se pose dans notre vie militante pour deux raisons, au moins, qui sont la conséquence de la domination machiste. La parole des femmes est un “ je ” difficile à faire entendre, comme le dit Michèle Riot-Sarcey. Un certain nombre d’hommes prennent la parole facilement en public. L’absence de tour de parole favorise les plus forts, c’est-à-dire les hommes. Le texte sur “ La jungle des militants prophètes ” le décrit très bien. Avoir ces exigences n’est pas insurmontable. Cela demande un effort, il faut sans doute avoir une attitude volontariste pour inverser la tendance.
Nous pouvons essayer d’arriver à la parité dans les postes de responsabilité et dans la maîtrise des techniques utilisées pour militer.
Nous devons réfléchir à des systèmes préférentiels pour encourager les femmes à prendre la parole, à la mise en œuvre de méthodes de discriminations positives.
Il est possible d’organiser le tour de parole, afin que les personnes membres des groupes dominés puissent s’exprimer correctement. Il est nécessaire de donner le temps à ces personnes de parler, même si cela est plus long que d’habitude. Nous pouvons mettre en place une modération, qui donne la parole aux femmes avant les hommes. Nous devons accorder une priorité de parole aux femmes. À terme, nous prendrons l’habitude d’instaurer une modération qui veille à cela. Il faut le dire et le redire ... Une fois que des progrès ont été faits, il sera possible de donner la parole en alternance homme / femme.
Nous devons veiller à ne pas couper la parole, une façon de faire, qui est une violence machiste banale.
Pour ne plus nier leur présence, il est important de ne pas parler à la place des femmes.
Nous devons encourager les personnes en situation de domination à apprendre à s’exprimer, à classer leurs idées, à argumenter, à s’entraîner et à faire des évaluations pour voir comment tout cela progresse.
Etc ….
VI / Les groupes non mixtes, une nécessité à soutenir.
Contre l’infériorité, la peur, la soumission... la parole des femmes doit pouvoir s’exprimer dans des groupes de femmes. L’existence d’espaces non-mixtes est une des conditions de la lutte féministe.
Il est possible d’utiliser le théâtre-forum, comme le Théâtre de l’Opprimé, pour apprendre à avoir confiance en soi et à prendre la parole en public.
Nous devons favoriser la création et le fonctionnement des réseaux de femmes pour que l’expression féministe devienne plus forte et plus facile.
VII / Nous pouvons reprendre certaines méthodes proposées en Amérique du Nord.
Voici quelques façons concrètes proposées pour prendre nos responsabilités, pour sortir de la “langue macho ” du sexisme ordinaire.
“ § N’interrompre personne :
On a remarqué que dans un groupe mixte, près de 100% des interruptions étaient le fait des hommes. Un bon exercice à tenter est de se donner une pause de quelques secondes entre chaque intervention.
§ Offrir une bonne écoute :
Il est aussi important de bien écouter que de bien parler, autrement autant parler tout seul chez soi. Bien écouter ne signifie pas qu’il faille se retirer lorsqu’on ne parle pas. Au contraire, écouter attentivement est aussi une forme de participation.
§ Recevoir et donner du soutien :
L’entraide est essentielle dans un groupe où certaines personnes cherchent à reconnaître et à mettre fin à leurs “formes [patterns] de contrôle des autres ”. Chacun des membres du groupe doit prendre ses responsabilités en ce sens afin d’éviter que ce ne soit toujours le rôle des femmes. Cette prise en charge permettra aussi aux femmes de sortir de leur rôle traditionnel, qui les forces généralement à prendre soin des besoins des hommes en ignorant les leurs.
§ Cesser de parler en réponses / solutions :
On peut communiquer ses opinions et ses idées de façon convaincue, mais non-compétitive face à celles des autres. On n’est pas obligé de parler de tous les sujets, ni d’exprimer chacune des idées qui nous viennent, surtout en grand groupe.
§ Ne rabaisser personne :
Apprendre à se surveiller pour s’arrêter au moment, où on s’apprête à attaquer quelqu’un-e. Se demander, par exemple : “ Qu’est-ce que je ressens exactement ? Pourquoi est-ce que je ferais cela ? De quoi ai-je vraiment besoin ? Qu’est-ce qui profitera le mieux au groupe ? ”.
§ Détendre l’atmosphère, rester cool, relax :
Le groupe peut très bien se passer de nos petites attaques d’anxiété. Il s’en portera d’autant mieux.
§ Interrompre les schémas d’oppression :
Il appartient à chacun(e) de nous de prendre dès maintenant la responsabilité d’interrompre, chez un collègue ou un ami, un comportement d’oppression qui nuit aux autres et qui paralyse le propre développement de cette personne. Ce n’est pas de l’amitié que de permettre à qui que ce soit de dominer ceux et celles qui l’entourent. Apprenons à ajouter un peu de franchise et d’exigence à nos rapports d’amitié. ”
La source de ce texte : <http ://www.avarap06.org/article.php3?id_article=57>
ou <Languemacho.html>
VII / Savoir que la vigilance est nécessaire.
Les acquis sont toujours fragiles, ils peuvent être remis en cause, la notion de “backlash” en rend compte (cf. le livre de Susan Faludi “Backlash” publié aux Editions des Femmes en 1993, avec comme sous-titre “La guerre froide contre les femmes”).Le terme “ backlash ” vient des USA, il veut dire “ revanche ”, c’est la réaction machiste, qui attaque les femmes et les féministes en particulier.
La reproduction de la domination fonctionne de façon permanente. Il faut donc reprendre sans cesse cette lutte contre la domination machiste. Elle n’est jamais achevée et il est possible qu’elle ne le soit jamais.
Philippe Coutant, Nantes le 31 Octobre 2003
Ce texte est paru dans la revue de la CNT Vignoles "Les Temps Maudits" n° 18.
Il a servi de base à un debat lors d'une formation interne de la CNT 44 fin Février 2004
Condamnés à gagner, les Catalans ont dominé le Werder Brême au Camp Nou (2-0). Un succès obtenu avec difficulté face à des Allemands offensifs mais maladroits. Le Werder est reversé en 16e de finale de la Coupe de l'UEFA. Pour le Barça, l'aventure en Ligue des Champions continue.
FC BARCELONE - WERDER BREME : 2-0
Buts : Ronaldinho (13e), Gudjohnsen (18e)
Ronaldinho avait promis de sortir un grand match face au Werder Brême. Sublime face à Villarreal il y a de cela deux semaines, le Ballon d'Or 2005 n'a pas menti. Mieux, l'international brésilien a été le principal initiateur de la qualification des siens ce soir aux dépens du Werder Brême en débloquant le score d'un coup franc sournois pour la défense allemande. Ajoutez à cela un deuxième but signé Gudjohnsen et le compte est bon : deux zéro, qualification du Barça pour le tour suivant. Voilà pour l'essentiel. Mais que les Catalans ne se leurrent pas. S'ils ont su retrouver le niveau de jeu qui leur avait permis de dominer l'Europe l'an passé, les hommes de Rijkaard sont encore aujourd'hui incapables de maintenir une rigueur totale durant 90 minutes. Absent en première période, étouffant en seconde, le Werder Brême méritait mieux, beaucoup mieux. Mais le mérite ne pèse pas bien lourd face à la vista et au métier des plus grands. Deux qualités que le tenant du titre a su exploiter, avec la réussite qu'on lui connaît.
Première période : Ronnie-Giuly, duo de folie
Visages contractés, regards fixes, ce sont des Barcelonais conscients de l'ampleur de la tâche qui les attendent qui foulent la pelouse du Camp Nou. Les tenants du titre, aussi crispés que leur public, font très vite monter la température au sein du stade catalan. Ronaldinho et Giuly se trouvent les yeux fermés et la transversale du premier pour un centre du second manque d'être bonifié en but par Gudjohnsen mais ce dernier est trop court (4e). Le Werder n'a pas le temps de reprendre ses esprits que Giuly, profitant d''un mauvais renvoi sur corner de la défense adverse, oblige Wiese à une superbe détente le long de sa ligne (10e).
Le Barça fait parler la poudre et les Allemands, peu réputés pour la solidité de leur défense, finissent logiquement par craquer. D'abord sur un coup franc direct de Ronaldinho, frappé inhabituellement à ras de terre par le Brésilien et qui abuse complètement le mur brêmois (13e, 1-0). Ensuite, sur une nouvelle combinaison flanc gauche-flanc droit entre Ronnie et Giuly qui accouche cette fois d'un caviar que Gudjohnsen ne manque pas (18e, 2-0). Assommé, le leader de la Bundesliga pourra, quelques minutes plus tard, brûler un cierge auprès de l'église la plus proche. Bien servi par Deco, Gudjohnsen donne le tournis à la défense adverse mais bute sur le poteau gauche de Wiese. Derrière, seul et face au but vide, Giuly manque le cadre (35e).
Seconde période : le Werder malchanceux
KO le Werder ? Non. Naldo sur coup franc (43e) se charge juste avant la mi-temps de rappeler aux locaux que sa formation est faite pour marquer des buts. Et l'avertissement du défenseur brésilien prend toute sa dimension lors du second acte. Conscients d'être passés à côté de leur sujet en première période, les Brêmois confisquent le cuir à des Blaugrana bizarrement laxistes. Boroswki (45e) puis Klose (54e) donnent le tournis à l'arrière-garde catalane mais n'inquiètent pas vraiment Victor Valdes. Le bloc barcelonais se lézarde au fil des minutes et Gudjohnsen manque le but du chaos, but qui aurait soulagé définitivement les siens (56e).
Car derrière, le reste de la rencontre est à mettre à l'actif du Werder. Les Catalans ont cru trop vite avoir fait l'essentiel et il s'en faut de peu pour que la roue de la chance change de braquet. Victor Valdes apprécie mal une frappe lointaine d'Almeida et peu remercier sa barre transversale (60e) quand ce n'est pas Thuram qui ôte une balle de but dans les pieds de Klasnic (90e). Malgré une tactique tournée vers l'attaque totale, le Werder ne fait pas craquer la défense du Barça. Pis, les Brêmois auraient pu concéder un troisième but mais Giuly, étincelant en première période, n'a plus la lucidité suffisante pour tromper Wiese (81e). Le Werder, auteur de 21 frappes dans ce match, paie au prix fort sa terrible absence du début de partie. Les Allemands rejoignent gonflés les rangs des qualifiés pour les seizièmes de finale de la Coupe de l'UEFA. Maigre consolation au vu du jeu affiche en phase de poules. Le Barça, lui, peut respirer : le tenant du titre va pouvoir continuer à défendre son bien. Mais en février, il faudra être plus constant. Car il n'est pas certain que le prochain adversaire des Blaugrana manque autant de réussite.
LA DECLA : Deco (milieu de terrain de Barcelone)
"L'objectif était de passer et de bien jouer. Nous devions débuter très fort. C'est ce que nous avons fait. On a marqué deux buts rapidement. En seconde période on a défendu un peu plus, ce qui est normal comme on avait l'avantage au score. Nous ne sommes pas des robots. On ne peut pas toujours attaquer pendant 90 minutes."
Eurosport - Alix DULAC
Un petit but a suffit à l'AS Rome pour obtenir son ticket pour les huitièmes de finale de la compétition face à une équipe de Valence sans aucune motivation (1-0). Les Romains n'ont pas eu et n'ont pas voulu forcer leur talent pour assurer l'essentiel face aux leaders du Groupe D.
AS ROME - VALENCE : 1-0
Buts : Panucci (13e)
La montagne romaine s'annonçait difficile à franchir pour une formation catalane décimée par les blessures et qui restait sur six matches sans victoire. Mais plus que les absents, c'est le manque de volonté et de motivation espagnole qui a facilité la tâche des hommes de Luciano Spalletti. Un match poussif, peu d'implication d'un côté comme de l'autre, mieux vaut ne retenir que la victoire, à défaut du spectacle...
Première période : La Roma assure l'essentiel
Face à une équipe catalane presque totalement remaniée du fait des blessures à répétition, la Roma n'a guère de mal à dominer les débats à peine le coup d'envoi sifflé. Le portier français, Ludovic Butelle gagne d'ailleurs son duel face à Vucinic après seulement quelques secondes de jeu (1e). La machine italienne est bien lancée, croit-on un instant. Mais il faut en fait attendre près d'un quart d'heure pour revoir les Romains dans la surface adverse. Adeptes du rendement maximum pour un investissement maximum, les hommes de Luciano Spalletti ne font pas le voyage pour rien... Les Romains obtiennent un excellent coup-franc côté gauche, tiré au second poteau pour Philippe Mexès qui remise de la tête devant le but de Butelle. Panucci, totalement seul devant le but vide, n'a plus qu'à faire trembler les filets de la tête (1-0, 13e).
Un petit but qui suffit largement au bonheur des Italiens d'autant plus qu'aucun vent de révolte ne vient souffler dans les rangs des jeunes Valencians. Les joueurs de la Roma font tourner, tentent quelques incursions dans le camp adverse mais n'éprouvent pas vraiment le talent du portier adverse si ce n'est sur ce centre de Mancini que Butelle est obligé de repousser devant les attaquants romains (38e). Dans les cinq dernières minutes, les Catalans retrouvent tout de même le chemin qui conduit les buts adverses et se réveillent. Mais seule la frappe puissante du gauche de Joaquin, accompagnée en sortie de but par Doni fait trembler le public romain (44e).
Deuxième période : La Roma gère, Valence s'endort
Tout le monde semble si satisfait du score affiché que personne ne semble prêt à accélérer pour prendre l'adversaire à revers. Les Romains gèrent bien leur avance, homogènes en défense. Mais à vouloir jouer la facilité, le dilettantisme les guettent comme sur cette contre-attaque menée tambour-battant par les Espagnols où Jorge Lopez accélère côté gauche avant de centrer au premier poteau pour Insa. L'attaquant catalan est dos au but et n'arrive pas à donner assez de puissance à sa talonnade pour prendre Doni, bien placé, à revers (61e). Mais c'est bien l'une des seules actions dangereuses que le public romain peut se mettre sous la dent durant la seconde période...
Toujours aussi insipide, la rencontre s'emballe légèrement dans le dernier quart d'heure sous l'impulsion des jeunes Valencians (enfin) décidés à montrer à leur entraîneur toutes leurs valeurs. Hugo Viana oblige ainsi Philippe Mexès - par ailleurs irréprochable tout au long de la rencontre - à dégager sa frappe puissante en corner (80e). Mais ce sont finalement les Romains qui réussissent la première - et seule - frappe cadrée des 45 dernières minutes. De l'entrée de la surface, Mancini lance un véritable missile du gauche que l'excellent Butelle dégage une nouvelle fois en corner (86e). Il faut s'arrêter au sommet de son art dit-on, les deux formations décident donc de ne plus frapper au but après ce dernier tir italien, satisfaites de l'issue de cette rencontre dont il ne faudra retenir que la qualification de l'AS Roma...
Les Italiens ont en effet assuré l'essentiel avec cette courte victoire et arrachent le dernier ticket pour les huitièmes de finale de la compétition. Après son match nul en Grèce, face à l'Olympiakos (1-1), le Shakhtar Donetsk se console avec l'UEFA.
Eurosport
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