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Mardi 31 octobre 2006

                           

 

Commençons par dire que la justice guinéenne est déroutante pour deux (2) raisons : le déclin du juridique et de la montée en puissance du politique d’une part, la fragilité du juridique ; sans défense et sans ressources, donc trop partiale d’autre part. Ces deux  aspects de la justice seront d’avantage accentués par le parachutage de Gomez à la tête de ce ministère.

Pourquoi Gomez à la tête de cette structure ministérielle, en a-t-il la formationet la capacité ?      

La justice n’est-elle pas convoquée à sauver la démocratie en Guinée ?

Voici autant de questions qui doivent interpeller nos préoccupations à l’avenir.

Il est, en effet, important de retenir que plus la démocratie, sous sa double forme d’organisation politique et de société, s’émancipe, plus elle cherche dans la justice une sorte de sauvegarde.

C’est pourquoi en Guinée, l’exécutif a besoin d’un pouvoir plus fort que lui ; ne serait-ce pour arbitrer ses conflits avec le législatif en vue de se donner les moyens de lutte contre la corruption qui gangrène le pays.

 

La transparence est devenue une des grandes revendications de la démocratie qui doit lever tous les voiles, mettre à bas tous les masques. Il faut tout de même approuver cette nuance qui soutiendrait que la transparence, dans la démocratie, n’est pas celle des hommes mais celle des procédures. Elle ne consiste pas à tout savoir, mais à ne savoir que ce qui a pu être légitimement établi.

 

Nul ne conteste que la justice soit le meilleur antidote contre l’étouffement des affaires et en vue de permettre la mise en examen des personnes en cause, voir des ministres qui se rendent coupables des détournements. Ces gros escrocs qui ont ébranlé tout le développement en Guinée, n’auraient jamais pu réussir toutes ces malversations s’ils n’avaient été relayés par la justice. Nombreux sont les cas, mais les plus choquants reste l’ingérence de Santullo dans les affaires courantes de l’administration guinéenne. Faudrait-il oublier des saloperies de Koly Kourouma (ex directeur de la télécommunication) dans la fameuse histoire de montée satellitaire qui ne lui a coûté qu’une simple suspension. Nombreux sont de cas similaires qui pullulent dans les oubliettes parce que tous les mécanismes sont rendus possibles pour en être ainsi. L’histoire finie par rattraper les coureurs boiteux qui pensent filer plus vite que le temps. Au moment venu nos documents serviront de preuves de mise en accusation contre ces imposteurs.

Pour y parvenir les guinéens n’ont jamais été aussi décidé.  

 

Avant de nous intéresser à d’autres agissements plus préoccupants encore, il nous importe d’affirmer que la renaissance et la survie de la démocratie est une mission à laquelle la justice ne peut se détournée inlassablement. Parce que la démocratie et la justice s’entretiennent mutuellement ; elles ont quelque chose de parallèle. La première s’arme de la règle pour se tenir, l’autre s’émancipe de la règle au nom d’une vérité transcendante. La première convoque tout le monde, la seconde réglemente tout contrôle. La première encourage et légitime l’accès au droit, la seconde invoque l’Etat de droit et le droit tout court. Ainsi la justice devient l’ange de la démocratie.

 

Il n’est pas inutile de rappeler que la construction d’un pays est juridique avant d’être politique car il est prouvé qu’une communauté peut se passer – en apparence – de l’exécutif.

Je voudrai tout simplement dire aux guinéens qu’un combat de telle envergure permet à une démocratie désorientée de mieux se repérer en s’identifiant à des valeurs universelles de la dignité humaine.

La sollicitation de la justice aujourd’hui en Guinée doit être effective c’est à dire s’ancrer dans une position que des décennies d’hérésie politique a finie par endormir. Personne ne doit l’échapper même si le « Général-roi Conté » soutenait dans un discours télévisé que « je suis au dessus de la loi ».

Lorsque le « Général-roi Conté » s’explique, il oubli que l’ « éthique du tout dire » est le contraire même de l’éthique. A chaque fois, il s’agrippe sur certains détails qui ne prennent nullement en compte le vécu des guinéens comme ses soi-disant rencontres avec des personnalités qui ont tout au moins servi le pays.

L’inventaire de ces actes qui heurtent profondément l’opinion publique invite à repenser la place de la pudeur dans une démocratie rénovée.

 

En Guinée, la démocratie ne doit pas complètement s’effondrer, elle doit se transformer par le droit malgré cette crise des institutions politiques. Ce règne des loups dans notre pays est à  présent à bout de souffle, nous voici à un tournant  capital de notre histoire collective.

Si nous n’intervenons pas, c’est notre identité tout entière qui risque de vaciller : celle de l’individu et celle de la vie sociale.

 

Pour finir il est à signaler que l’arrivée de Alseny René Gomez à la tête du Ministère de la justice est une des bêtises du pouvoir Conté. Quand on connaît les malversations auxquelles Gomez peut faire appel, il y a lieu de s’inquiéter pour la suite.

Selon une source très proche, il s’apprête, pour les prochains jours, à faire un profond remaniement des juges, si le « Général-roi Conté » en n’approuve évidemment l’essence.   

La mission de ce dernier est de continuer à réduire la population à « une identité immuable de réactions », de transformer nos personnalités humaines en une simple chose, en quelque chose que les animaux mêmes ne sont pas. Car le chien de Pavlov, qui comme on sait, était dressé à manger, non quand il avait faim, mais quand une sonnette retentissait. Il était, à mon avis, un animal dénaturé.

Cette tentative pour réduire le peule à une somme de comportements interchangeables s’appuie fortement à l’imagination machiavélique de Gomez et de Solano qui, on le sait d’avance, sont capables du pire.

Certaines démarcations essentielles étant faites, la question peut alors être ouverte, il est temps pour les guinéens de poser des alternatives à ce régime qui ne peut absolument plus rien pour la Guinée.          

La bataille est loin d’être terminée !!

 

 

Monsieur Soumah Alseny

Juriste, président fondateur de MEDI-SE

Membre de la rédaction de Guinea-forum

Par Alsény Soumah - Publié dans : La Guinée/l'Afrique
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Mardi 31 octobre 2006

                  

 

On peut affirmer d’entrée que la Guinée est à un stade quasi préindustriel, même si son industrie est moins marginale si l’on considère sa place dans le PNB (environ un tiers)

Elle doit cette situation au fait que, d’une part les mines tiennent une place plus importante et que, d’autre part riche de toutes sortes d’autres minerais, métalliques ou non.

E n effet, 15% des actifs seulement y travaillent, dont 4% dans les mines, ce qui ne laisse qu’un actif sur dix environ dans l’industrie manufacturière. L’industrie occupe donc une place négligeable du point de vue de l’emploi.

Cette faiblesse industrielle est à première vue étonnante, car la Guinée est loin d’avoir été défavorisée par la nature. Les potentialités hydroélectriques sont considérables, les fleuves ont des débits abondants et sont coupés de rapides et des chutes qui sont autant de ruptures de pentes favorables à la création des barrages. La Guinée pourrait à elle seule, fournir plus de 60 milliards de kWh et dans son coffre-fort brille évidemment toute sorte de pierres précieuses.

 

Mais où peut-on situer globalement l’origine de ce disfonctionnement qui occasionne quasiment ce chao économique et institutionnel en Guinée?

 

Les raisons de cette situation sont complexes, outre les facteurs exogènes qui gênent encore l’industrialisation de notre pays, qui ne sont pas nécessairement particuliers à la Guinée, un certain nombre d’autres facteurs, spécifiques peuvent expliquer ce retard. Voici un domaine sur lequel Lansana Conté et son cortège de vaux riens ne peuvent s’expliquer à s’en tenir au seul projet de Garafiri, qui est un cauchemar pour toute la population.

Quand je me rappelle que les paysans, les commerçants, les fonctionnaires, et mêmes les élèves avaient contribué à la hauteur de leurs moyens dans cette édification qui devrait sortir les guinéens du manque chronique d’électricité. Au contraire, le peuple a assisté impuissant à un désastre jamais réalisé par un pouvoir politique en Afrique ; ci fait qu’aujourd’hui, Conakry est la seule capitale au monde où les habitants peuvent rester près de 2 semaines sans électricité. J’ai dû mal à croire que le pays le plus arrosé d’Afrique s’éternise dans une telle situation. Les jeunes footeux n’ont décidément pas de chance pendant ce rendez-vous allemand du football ; parce qu’ils resteront encore dans l’obscurité et ne seront sûrement pas au diapason de cet évènement.

Et quand j’entend en longueur de journée, Louis Auguste Leroy scander des louanges de ce régime de pervers et d’irresponsables, je suis partagé entre pouffer de rire et pleurer en sanglot. Ce perroquet doit cependant mettre à l’idée que les écrits d’un journaliste doivent refléter les préoccupations du milieu et non par laxisme, s’agripper à un poste qui ne saurait être éternel.

 

Un des facteurs qui expliquent le mieux le désastre guinéen est que, l’extraction par exemple du diamant et de l’or se trouve souvent aux mains des compagnies étrangères (comme la SAG à Siguiri) ; par ailleurs il est très fréquent que les dirigeants locaux en profitent pour s’enrichir personnellement. La production officielle s’élève à 700 000 carats, mais elle serait en fait le  triple. Il s’est organisé autour de ces richesses une contrebande effrénée par des ministres qui se succèdent à la tête du ministère des mines notamment Facinet Fofana, Alpha Mady Soumah, qui ont des fortunes inestimables dans les banques occidentales.

Le pays n’a pas bénéficié  de cette augmentation de revenus ; cependant une classe moyenne, formée de cadres des entreprises publiques et privées, de fonctionnaires, de petits patrons, qui ont mis en place une structure bien organisée pour faciliter les détournements à grande échelle.

 J’avoue qu’un jour le Directeur national des mines et géologie me confiait à l’hôtel Mariador méridien, que cette structure est une chaîne baptisée « code pin 2 » connue de tous et qui, en cas d’opposition d’un ministre, a la possibilité de le faire déguerpir.

A coté de ce vaste ensemble mal connu du guinéen, subsistent d’autres structures comme celle que Santullo vient de monter dans le dit ministère qui se spécialise dans le diamant et l’or dont les représentants sont respectivement Lancinet Dansoko à Siguiri au près de la SAG et Moussa Conté (le fils cadet du président) en Arabie Saoudite.        

Ainsi il serai facile pour Santullo de planifier ce réseau depuis la Guinée jusqu’en Italie en passant par l’Arabie Saoudite.

 D’ailleurs justement c’est pour éteindre toutes ces séries de dénonciations que notre collègue a été victime d’une arrestation musclée en France, à la fin du mois écoulé. Décidément cet énergumène a trois (3) nationalités (italienne, française et guinéenne), qui lui donnent le droit de poursuivre une personne dans « un pays français »des droits de l’homme, de se faire payer en devises dans « un pays africain de Guinée », et réussir à camoufler son magot dans  « un Italie sicilien».

Tous ces magots auraient pu servir une base au développement d’une industrie qui se veut aujourd’hui compétitive.

Je partage certes pour une fois cet avis de Nicolas Sarkozy lorsqu’il affirme éloquemment que « les africains, vous avez une responsabilité dans l’échec économique de votre continent » ; mais il oubli d’ajouter que nombreux sont aussi des « cafards » du vieux continent, qui sillonnent nos pays dans le dessein de les ruiner.

 Toutes les actions de Santullo se situent dans cet ordre depuis maintenant plusieurs années. Rien ne semble l’arrêter dans ces projets, mais nous lui promettons de le poursuivre devant les juridictions internationales, parce qu’il organise à peu près les mêmes structures mafieuses que le néerlandais Kounskouwn au Liberia, aujourd’hui poursuivi par la cour internationale de justice.

Il est temps de signaler à l’opinion internationale que ce « singe blanc » est arrivé en Guinée comme un mendiant, avec pas plus qu’un euro dans sa besace. Tour à tour il s’est adjugé des titres d’économiste, d’ingénieur, d’homme d’affaire, architecte ; alors qu’il ne détient aucun diplôme reconnu jusqu’ici valable.    

 

Incontestablement la Guinée s’est arrêtée en route, victime à la fois des autres et d’elle-même. La cause semble aujourd’hui largement entendue, mais la réponse est simplement négative.

Il y a lieu de reconnaître que tous les régimes qui se sont voulus autoritaires à des degrés divers, font toujours appellent à des pareils hommes dotés d’imaginations machiavéliques.     

 C’est le moment pour l’opinion internationale de tabler sérieusement sur de telles situations qui foisonnent pratiquement dans toutes les dictatures, et qui empêchent  aussi les économies africaines de faire face aux innombrables défis aux quelles elles sont durement confrontées.

La Guinée a donc plus que jamais besoin des guinéens de tout bord pour la sortir de cette impasse politico-économique qui ne fait que durer.

Sachant que la réalité est même beaucoup plus complexe, il faudrait à l’avenir des hommes intègres et des moyens.

Nous devrions comprendre que s’opposer à l’inacceptable, c’est réagir dans la dignité.

                                                                        

Monsieur Soumah Alseny

Juriste, président fondateur du MEDI-SE

Membre de la rédaction de Guinea-forum.

Par willcoxx Soumah - Publié dans : La Guinée/l'Afrique
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Mardi 31 octobre 2006

                    

La question de transition de la dictature du « Général-roi Conté » à une véritable démocratie est toujours d’actualité et doit par conséquent continuer de susciter notre vigilance. Il ne s’agit plus pour les guinéens de montrer le désir d’un changement politique, mais plutôt d’indiquer une stratégie afin d’aboutir à ce changement.

Il s’agirait sans aucun doute d’une véritable stratégie pour un changement de plus en plus réclamé. Une telle stratégie est très difficile à exécuter parce qu’elle porte sur des enjeux très importants et, dans le cas de la Guinée, le problème n’est pas d’effectuer à la volée un changement, mais l’important est de le gérer dans le long terme.

 

Une analyse bien esquissée nous montre l’avènement d’une éventuelle hérédité politique en Guinée. La succession présidentielle devient un enjeu au sein de la catégorie dirigeante, qui pense systématiquement à une éventuelle venue de Ousmane Conté au pouvoir. Certainement le Togo aura servi d’exemple à nos dirigeant, qui ne s’occupent plus des règles constitutionnelles, qu’ils méprisent d’ailleurs généralement.

Pour mieux cerner la nature du problème, il convient  de remarquer les influences du «fils Conté »  dans les décisions du père, qui deviennent de plus en plus régulières, soutenues et encouragées par les faucons du régime. La question de la succession est aujourd’hui sérieusement appréhendée aussi bien par la classe politique que par le « Général-roi Conté » lui-même qui, au fil de l’avancement de son age et de la multiplication de ses problèmes de santé, a proposé une seule formule : l’arrivée prochaine de son fils. Cette question est ainsi devenue, pour lui, une véritable obsession qu’exprime parfaitement son alliance assidue avec son fils qui, deux (2) ans plus tôt, était très éloigné du pouvoir.

Contrairement à ce que pensent certains, toutes les actions du « vorace Fodé Bangoura » sont dans l’ordre de préparer, de faciliter et de fortifier le climat politique en faveur de Ousmane, mais surtout d’amadouer l’opinion publique. Selon une proche personnalité de la présidence, il ne s’agirait aucunement pour Fodé Bangoura de s’accaparer du pouvoir, mais plutôt de légitimer le « fils Conté » au moment opportun.

 

Il est à rappeler que dans la gestion d’un changement de régime qui se doit dérouler dans un contexte de transition démocratique, il est impératif d’organiser des élections libre et transparente, reflétant réellement, le souhait de l’électorat et le rapport des forces politiques en présence. Beaucoup d’expériences démocratiques ont échoué en Guinée parce que les élections ont été truquées et manipulées, ce qui fruste les aspirations des jeunes et des partis politiques qui se veulent préoccuper du climat politique actuel du pays. Notre amertume est de constater encore, que toutes les élections qui ont été organisées, en plus du référendum, n’ont pas été libre et démocratique, entachés d’ailleurs d’énormes falsifications de résultats.

 

La classe dirigeante met en place des procédures sophistiquées avec la force imaginaire de Moussa Solano, qui est une figure politique exceptionnelle par ses capacités manœuvrières, pour assurer les conditions de survie du régime ; c’est dans ces conditions que le PUP continue de dominer la vie politique guinéenne, même si l’ampleur de ses performances électorales officielles s’est réduite considérablement. Au cours des élections passées, dans l’optique de ses campagnes, le parti au pouvoir puisait ses ressources dans les moyens considérables de l’Etat et des fonds stratégiques provenant d’autres sources.

Tous ces mécanismes ont été incessamment dénoncés par la presse écrite et électronique, à qui, je tire chapeau malgré les censures perpétuelles auxquelles  la première se trouve confronter.

 

L’ampleur de la crise économique et sociale, le renforcement des mécanismes d’exclusion, l’importance du chaos politique en cours, la dégradation de l’environnement, la crise morale des familles, le chômage et le profond désespoir des jeunes, dont l’issue est difficilement prévisible, constituent autant de questions qui devraient interpeller la classe dirigeante, de plus en plus rivée sur la gestion à cours terme. Il serait peu réaliste de croire qu’à elles seules, les capacités de manœuvres de Lansana Conté – qui a fait la démonstration, depuis son accession au pouvoir, de sa méconnaissance de la société guinéenne – pourront continuer à venir à bout de cette situation difficile. Toutes ces raisons nous  invitent profondément à susciter au sein de la population, la nécessité de mettre fin au régime de Conté.

La succession politique, de quelque type qu’elle soit, est difficile et douloureux, surtout si cette transition implique le passage d’une dictature à un régime démocratique comme les guinéens se sont attelés déjà à faire. La gestion du pouvoir politique en Guinée à été tellement marquée par l’enrichissement personnel et la répression qu’un changement de toute la structure du pouvoir se réduit littéralement à une question de vie et de mort.

La succession politique doit s’imposer comme une exigence immédiate et fondamentale du peuple guinéen à partir d’une opposition acharnée à ces démons qui ont mis en œuvre une politique de marginalisation de la population. Elle est dès lors un mouvement orienté vers la recherche d’un avenir meilleure, partie intégrante de la lutte pour une démocratie réussie.

Le problème majeur de cette transition démocratique en Guinée, dois-je préciser, est lié à la prédominance d’une élite politique dont l’expérience totale se résume à avoir été au service d’un régime militaire. Elle n’a aucune expérience des pratiques démocratiques et ne maîtrisent aucunement les règles élémentaires du jeu démocratique telles que la légitimité de l’opposition et le respect des institutions.

 

J’avoue qu’une éventuelle transition sera particulièrement difficile parce que notre pays a hérité des problèmes politiques depuis son indépendance, c’est autant dire que la Guinée, a été toujours frappée par la prédominance d’une tradition de l’autoritarisme qui a exclue une large frange la population de la politique du pays. Cette tradition n’est que la pratique d’un pouvoir politique et le mode de gouvernement archaïque, classique, familial qui accentue l’ampleur des déchirures lacérant le tissu social. C’est pourquoi, seule la soif de légitimité politique et de justice sociale, de changement et d’une alternance la plus totale, la plus complète possible,  pourront expliquer et récompenser nos réclamations.

Soyons vigilants d’autant que nos maux n’ont pas encore trouvé de vrais remèdes.

                                                  

Monsieur Soumah Alseny

Juriste, président fondateur de MEDI-SE

Membre de la rédaction de Guinea-forum     

Par willcoxx Soumah - Publié dans : La Guinée/l'Afrique
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